Silence de l’Entente montaine sur l’accession de la première femme à la présidence du Conseil communal

Le 26 juin 2017, le Conseil communal du Mont-sur-Lausanne a élu sa première femme présidente, Marie-Dominique Grobéty, membre de notre formation politique, l’Entente montaine. Alors, pourquoi, diantre !, lorsque le président de l’Entente, Antoine Chamot, a proposé sa candidature, n’a-t-il pas souligné cet aspect hautement historique ?

La « faute » en incombe aux soussignées (partie féminine du comité de l’Entente, puisque cet aspect a tant enthousiasmé la gente masculine lors du Conseil) qui étaient d’avis qu’il est lassant et réducteur de systématiquement mettre en avant le côté féminin d’une personne qui accède à un poste de pouvoir. Elles ont préféré une présentation qui soulignait les qualités de Marie-Dominique (l’intelligence, la bienveillance et l’humour). D’ailleurs, il y a également une première et une deuxième vice-présidentes et une huissière aussi. Bref, les femmes sont les égales des hommes. On ne le souligne pas pour eux, alors ne le faisons pas pour nous non plus.

Des voix masculines du Mont citoyen et du PLR n’ont, par contre, pas manqué de s’emparer de cet hasard historique pour, probablement, séduire l’électorat féminin et les féministes. Mais dans quel but, au juste ? Qu’est-ce que cela apporte ?

À l’Entente, on peut se donner la liberté de ne pas faire cas du fait d’être masculin ou féminin. Et, à notre sens (celui des soussignées), c’est ainsi que l’on réalise effectivement, authentiquement et efficacement l’égalité entre hommes et femmes. Une égalité qui se vit et ne se clame pas.

Et tout ce qui compte, enfin, c’est l’engagement de Marie-Dominique en faveur du bien-être des habitants de notre commune.

Alors félicitations et merci à toi, chère Mado ! On se réjouit de réaliser cette année de législature sous ta présidence.

Adriana Brewster & Christine Menétrey